Was ist Realismus ?

Friedrich Schiller (1759 - Weimar 1805)

Kann man die Menschen besser machen ?
(JPG)
Schiller

L’auteur a-t-il une mission ? Hat ein Schriftsteller eine Mission, eine "Berufung" ? Qu’est-ce que la réussite d’un auteur ? Was bedeutet Erfolg für einen Schriftsteller ? Après avoir regardé la vidéo, vous ferez les exercices proposés sur le site.

Vous pouvez rédiger sur copie manuscrite votre point de vue et me le remettre pour avoir des points en plus.

Vous trouverez d’autres propositions de sujets d’expression sur les pages du site de l’Institut de Goethe consacré à ce grand auteur classique de la littérature allemande.

http://schiller.ard.de/video/schiller2.html

Katharina Baumann : Wir haben den "Fiesko" zu Ende gelesen. On a lu „Fiesco“ jusqu‘au bout.

|Schiller : Und ? | Et alors ? |

Katharina Baumann : Er ist großartig ! C‘est génial !
Schiller : (lacht und wirft seinen Hut weg) Ach, die Götter sollen ihn haben ! (Zum Kutscher :) Schneller ! Schneller ! (Il rit et jète son chapeau.) Eh bien, qu‘il soit aux dieux ! (au cocher) Plus vite ! Plus vite !
Iffland : Wenn Sie mir eine Bemerkung erlauben : Das einzige, was mir an Ihrem "Fiesko" missfällt, ist, dass Sie Shakespeare kopieren ; und zwar vor allem seine Fehler. Si vous me permettez une remarque : La seule chose qui me déplaît dans votre ‚Fiesco“, c‘est que vous copiez Shakespeare et surtout ses défauts.
Schiller : (lacht) (il rit)
Iffland : Das ist doch alles viel zu kompliziert ! Wer soll denn das verstehen ? C‘est beacoup trop compliqué ! Qui va comprendre ?
Katharina Baumann : Iffland ! Iffland !
Iffland : Dass es fast unmöglich zu spielen und zu besetzen ist, darüber mag man hinwegsehen. Aber was ich einfach nicht verstehe : Warum ist bei Ihnen immer alles so übertrieben ? So maßlos überzogen ? C‘est presque impossible à jouer et à représenter, mais soit. Mais ce que je ne comprends vraiment pas : Pourquoi chez vous, tout est tellement exagéré ? Tellement outré ?
Schiller : Weil es ... eine Tragödie ist. Parce que .... C‘est une tragédie.
Iffland : (ironisch) Ach ja. Genau das richtige für unsere Mannheimer ... vor dem Abendessen. Ah bon. C‘est exactement ce qu‘il faut pour nos Mannheimer .... Avant le diner.
Schiller : Mit Ihren Stückle wird sich in fünf Jahre keiner mehr den Arsch wische ! Damit machen Sie die Menschen nicht besser. Im Gegenteil : Sie halten sie absichtlich dumm mit Ihrem Quark ! Avec vos pièces à vous, dans cinq ans, plus personne ne se nettoiera les fesses ! Vous ne rendez pas les gens meilleurs avec ça. Au contraire : Vous faites exprès de les maintenir dans leur bêtise avec votre radotage
Iffland : Das mag sein. Nur was nützt es mir, ein besserer Mensch zu sein, wenn ich von einem Balken baumele an den ich mich mit Verlaub selbst geknüpft habe ?! Und zwar direkt nach der Lektüre Ihres "Fiesko". Peut-être. Mais à quoi ça me servirait d‘être un homme meilleur si je me balance sous une poutre à laquelle je me suis pendu moi-même ? Pardonnez-moi. Et ceci, tout de suite après avoir lu votre „Fiesco“.
Schiller : Na- Nach dem "Werther" haben sich Hunderte die Kugel gegeben. Ist Goethe deshalb ein Mörder ? Eh ben, après „Werther‘, les gens se sont tiré une balle dans la tête par centaines. Est-ce que Goethe en est un assassin pour autant ?
Iffland : Ah. (lacht herablassend) Goethe und Schiller ? Das ist schön, dass wir so offen reden ! Ich werde mir das Mädchen schnappen, den Posten als Hausautor - und Ihnen ... überlasse ich die Verehrung der Nachwelt ! Ich lebe jetzt ! Bauf. (il rit avec condescendance) Goethe et Schiller. C‘est bien qu‘on parle si ouvertement ! Moi, je vais m‘attraper la belle ainsi que le poste d‘auteur officiel de la maison - et à vous .... Je laisse l‘admiration des générations futures ! Moi je vis maintenant !
Schiller : Wenn Ihnen das genügt... Si cela vous suffit ....

http://www.goethe.de/z/jetzt/dejart63/dejvid2.htm#Transkript



auteur de cet article : Suzanne Glaner